À l’âge de 9 ans, à l’école, on devait choisir une première langue étrangère. Je voulais obstinément le français, même si cette langue ne figurait pas parmi les options de mon école.
Pourquoi…je ne sais absolument pas. Personne dans ma famille ne parle français.
Était-ce lié à la danse classique et son vocabulaire français, que je pratiquais déjà avec un certain sérieux ? Ou au LP de Yves Duteil que l’on écoutait les dimanche matin sans rien comprendre à part qu’il chantait de sa guitare ?
En tout cas ma francophilie a toujours été inséparable de la francophonie. Ou vice versa, la langue est une porte d’entrée. Au lycée, un professeur sévère et enthousiaste m’a finalement ouvert cette porte. Le français fut ma quatrième langue. Plus tard, à la fac, en tant qu’étudiante FLE, j’aimais pas la syntaxe ni le latin obligatoires, que j’ai abandonnés pour autre chose.
C’est in situ que j’ai définitivement le plus appris. Face au client avec des codes de références interminables et des codes de conduite inimaginables. Logiques et complexes comme la syntaxe.
Toujours soucieuse de bien formuler mes pensées oui, mais avec une sensation de liberté autre qu’en ma langue maternelle, j’écris ceci et me dis que le français est définitivement devenu ma première langue étrangère. Comme je le voulais.
Vive la France, vive la francophonie.